Education et rééducation du chien de compagnie en Haute-Savoie
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CONSEILS D'EDUCATION
Avant de commencer l’éducation de son chien, il faut réfléchir à : Quels vont être mes rapports avec mon animal de compagnie ?  Parce que je pense que c’est à l’homme de s’adapter au mode de communication des chiens, la méthode que je vous propose est directement tirée de l’observation des canidés (loups, chiens). En comprenant les raisons de tel ou tel comportement de votre chien, nous aurons déjà fait le premier pas pour changer ses attitudes gênantes. Le deuxième pas sera de communiquer de manière à ce qu’il comprenne ce que l’on attend de lui, donc avec son propre mode de communication. C’est une relation de confiance, de complicité qu’il vous faudra instaurer, mais sans oublier que le chien ne peut se contenter de cela pour son équilibre, il doit être "géré" hiérarchiquement, on parle ici d’autorité sécurisante. Votre chien doit vous considérer comme son référent, donc vous laisser prendre les décisions. Le chien est un animal qui descend du loup. Il vit naturellement en groupe, mais pendant que les loups vivent entre eux, nos chiens partagent leur quotidien avec d’autres espèces, qui ne communiquent pas de la même manière que lui.  Chez les loups, leur groupe ou meute est dirigé habituellement par un couple. Les leaders ont, de par leur statut, des privilèges (sur la nourriture, le territoire et la reproduction..) mais aussi des responsabilités (protection du territoire, décision concernant la chasse..) Dans tous les cas, ce sont les capacités d’un individu qui lui donnent son rang social. Donc les leaders du groupe sont les individus les plus expérimentés, les plus intelligents et les plus déterminés à la vie. Les subalternes, eux, se contentent de «jouir de la vie », sans s’inquiéter de leurs besoins vitaux, mais ils doivent se plier aux règles instaurées par le couple leader, qui, en échange, les laisseront profiter des biens-faits du groupe (protection, meilleurs proies, relations sociales ect..) Nos chiens de compagnie, qui perçoivent de la même manière que le loup le monde qui les entourent, doivent être subalternes : Ø car, vivant dans un monde d’humains le chien n’est pas qualifié pour être à la place de leader et prendre les décisions pour le groupe social. Ø car il vaut mieux un chien qui suit son maître, qu’un maître qui court après son chien ! Ø car laisser un chien en position de leader peut engendrer chez lui de nombreux troubles pathologiques. Une bonne obéissance c’est aussi une sécurité : vous pourriez sauver la vie à votre chien en sachant le « bloquer » à distance si une voiture arrive et qu’il veut traverser la route.
Tout en gardant à l'esprit qu'un chien joyeux est toujours plus apte à obéir, je vais adapter la méthode à chaque couple maître/chien. Car ce qui convient à des sportifs ne conviendra pas forcement à ceux qui vivent de manière plutôt sédentaire. De plus, nous attendons tous une relation différente de notre compagnon, et on n’aura pas forcément envie de partager les mêmes choses avec notre chien que notre voisin avec le sien. Mais l’état d’esprit doit rester le même dans chaque cas. Le message à délivrer au chien est le suivant : « Je sais de quoi tu as besoin, et je suis là pour te l’apporter. Comme je suis plus qualifié que toi pour prendre les décisions et comprendre ce qui nous entoure, fie-toi à moi, aie confiance et tu ne manqueras de rien »
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LA SOUMISSION
C’est généralement la menace ou l’agression du chien qui provoque sa soumission. Il est important de ne pas utiliser la soumission du chien dans la famille humaine: La soumission est une demande de non-exclusion et de non-agression afin de pouvoir rester dans le groupe social. Elle freine considérablement l'apprentissage, car il est difficile pour le chien de comprendre que c’est son action qui pose problème. = « je me soumets parce qu'on m'agresse et que je ne me sens pas assez fort pour aller au conflit avec mon soumetteur. C'est un problème entre lui et moi ». Cela ne veut pas dire que le chien reconnaît avoir fait une bêtise, ni qu’il comprend que son action n'est pas autorisée. Il ne fait que réagir en fonction de votre propre comportement, ou anticiper votre comportement. Par exemple : un chien qui détruit en l’absence de son maitre peut se soumettre dès l’arrivée de ce dernier, si il a déjà été disputé plusieurs fois dans cette situation. Lorsque le soumetteur n'est pas là, rien n'empêche le chien de refaire cette action. Et le jour où le chien croise quelqu'un qui lui semble plus faible que lui, il va le soumettre à son tour. Ce qui n'est pas systématique pour tous les chiens soumis par leur maitre, mais c’est très courant. Arrivé à l’âge adulte, parce qu’il estime avoir acquit assez d’assurance et de capacités pour prendre la tête du groupe social, le chien peut défier son soumetteur lors d’un conflit, pour inverser la hiérarchie mise en place. Entre chiens, la soumission fonctionne parfaitement, en grande partie parce que le chef ne quitte jamais la meute, il est donc toujours là pour faire respecter ses propres règles. Il a aussi physiquement la manière la mieux adaptée pour communiquer de cette façon.
Mais en tant qu'humain, nous sommes déjà avantagés par la nature pour être supérieurs hiérarchiquement à notre chien (Plus grand, meilleur compréhension de notre monde (téléphone, aspirateur, voiture, télé...) nous ramenons la nourriture pour tous, nous faisons plein de choses avec nos mains etc...) Pour apprendre à un chien à vivre avec sa famille humaine, mieux vaut utiliser la détermination -être capable de faire refaire 50 fois une action à son chien- que la soumission. LA PUNITION CORPORELLE DOIT ETRE BANNIE. D’autant plus que nous ne savons pas soumettre un chien dans les règles ! Ceux qui fonctionnent ainsi vont mettre eux-mêmes le chien (chiot) sur le dos (entre chien, le soumis se soumet de lui-même, ce n'est pas le soumetteur qui le retourne!) Ils vont le maintenir dans cette position, souvent jusqu’à ce que le chien ne bouge plus (alors que l'a soumission d'un chien fait directement stopper l'agression de l'autre chien, sauf si le soumis doit perdre la vie, ou quitter le groupe social) Maintenir le chien dans cette position apprend au chien -contrairement aux règles de communication canine- que la soumission n'est pas un signal d'arrêt. Cet apprentissage peut engendrer de nombreux problèmes de comportement pour les chiens l’ayant vécu.
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LES CHIOTS D' ANIMALERIES
Le 19 juillet de cette année, Laurence achète un chiot de type Westie dans une animalerie niçoise pour faire plaisir à ses enfants. Le chiot tousse un peu mais la vendeuse leur conseille de lui donner du sirop.
Quelques jours plus tard, la petite famille se décide à amener le chiot chez le vétérinaire qui diagnostiquera une gale d'oreille, la présence de vers et une forte toux du chenil. Laurence et ses petits soignent le chien mais rien n’y fait. Il peine à se déplacer et se traîne difficilement. Prenant soin de rappeler la vendeuse, le mari de Laurence se voit conseiller d’obliger le chien à bouger et à courir car il ne peut être question que de fainéantise…
Le chiot meurt par asphyxie dans la nuit du 2 au 3 août dans les bras du mari de Laurence qui la réveille en larmes.
Le vétérinaire découvrira dans la cage thoracique une cyanose des muqueuses et des lésions de broncho-pneumonie infectieuse. L’animalerie ne voudra pas entendre parler d’un éventuel remboursement des frais vétérinaires occasionnés.
Laurence, qui avait acheté en toute confiance ce chiot dont les papiers lui semblaient en règle, n’apprendra que bien après qu’il venait de Belgique, principale plaque tournante des trafics de chiens en provenance des Pays de l’Est.
L’affaire est révoltante mais malheureusement très courante. La demande très forte d’animaux de compagnie dans notre pays est une aubaine pour les trafiquants… mais également pour les distributeurs belges ou français : en réalité, ce sont prés de 100 000 chiens et chats qui entrent ainsi chaque année en France en toute illégalité
Le Rungis de la gent canine et féline à prix discount
Difficile de résister à une affaire pareille : en Belgique, on peut faire ses courses dans un gigantesque marché couvert à la vitrine attrayante, lorsque l’on est un particulier, ou derrière, sous des tentes plantées dans la boue, lorsque l’on est un professionnel, éleveur malhonnête ou gérant d’animalerie. Ici, on achète sa marchandise à 15€ ou 30€ (100 ou 200 F) pièce, parfois même au kilo, et de retour en France, on revendra le petit animal tout parfumé et arrangé pour environ 800€ ( soit environ 5000 F) Chaque semaine, ce sont des centaines de bébés chiens et chats entassés dans des caisses qui sont déchargés de camions en provenance des pays de l’Est.
Une marchandise pas toujours vivante…
On estime le taux de mortalité à 4 animaux sur 10 avant l’arrivée en animalerie. Conditions de stockage abominables, fatigue, stress et déshydratation importante, s’ajoutent à la malnutrition et au sevrage précoce de ces petits êtres.
Un trafic « légal » destiné à la France
Comment passer outre la législation française ? La nouvelle réglementation décidée par le ministre français de l’Agriculture interdit l’importation de chatons et de chiots d’origine hongroise, tchèque ou polonaise, mais la législation belge, beaucoup moins contraignante, autorise l’entrée de ces animaux dès l’âge de 7 semaines.
Vaccinés et dotés d’un carnet de santé belge dès leur arrivée, les animaux deviennent des ressortissants de l’Union Européenne et peuvent aussitôt entrer en France le plus légalement du monde. Ainsi, 90 % de ce trafic est destiné à notre pays.
C’est ce même ministère de l’Agriculture auquel l’association One Voice a envoyé par deux fois un rapport édifiant sur les réseaux d’importation d’animaux domestiques, lourd de plaintes et d’appels au secours de clients bernés, et auquel n’a étrangement été donné aucune suite…
L’horreur n’est pas encore à son comble
Les complications, c’est vous qui risquez de les connaître.
Outre le fait que de nombreuses zones sont encore infestées par la rage dans les pays exportateurs et que les chiots ne reçoivent aucun vaccin anti-rabique et ne subissent pas de quarantaine, ils sont de surcroît importés en France trop jeunes, et présentent souvent des maladies extrêmement contagieuses, fréquentes dans les chenils et élevages surpeuplés ou insalubres.
La toux de chenil, la maladie de carré, l’infestation par les vers et les gales sont les plus courantes et peuvent être fatales pour le nouvel arrivant. Malformations, dysplasies, problèmes cardiaques et respiratoires, sont également monnaie courante.
Mais il en est de moins faciles à déceler : il y a les maladies de l’âme, celles du chiot qui a été séparé d’une génitrice devant mettre bas portée sur portée pour être rentable. Un chiot qui ne pourra ni être sevré ni suffisamment sociabilisé pour être équilibré : il deviendra un labrador mordeur, un retriever agressif, un bull-terrier peureux, destructeur, anxieux, pouvant développer un syndrome d’hyper-attachement qui peut aller jusqu’à des attitudes psychotiques comme l’automutilation…
Les cas sont légions, tout comme les clients bernés, déçus par une justice qui ne peut les entendre face à des fournisseurs surprotégés par une loi clairement de leur coté.
Ainsi, ce sont des centaines de plaintes qui sont déposées chaque année et seront pour la grande majorité classées sans suite. Une goutte d’eau lorsque l’on sait que la plupart des adoptants floués ne portent pas plainte ou acceptent un échange standard comme on changerait une cocotte minute qui fuit. C’est pour certains un « chien kleenex », pur produit de consommation.
Véronique, bénévole dans un refuge de l’Essonne, explique qu’elle héberge de nombreux cas de chiens d’animalerie abandonnés suite à ce type de problème. Pour elle, la répétition du problème vient du fait que les gens « oublient » toutes les mises en garde et les encarts journalistiques dès qu’ils passent devant une vitrine où s’ébattent les petits bouts tout craquants. Il faudrait, selon elle, stopper l’achat d’impulsion et éduquer les plus jeunes à considérer la vie animale plus que comme un simple objet de consommation. Texte pris du forum de l'association Ange ou Démon
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